Comment se préparer à une détection ?

Comme de nombreux sportifs, vous allez peut-être participer lors des prochaines semaines à une détection. Aliaume Monrozier, préparateur physique de l’équipe professionnelle de l’AS Béziers, nous donne ses conseils…

Comment se préparer avant une détection ?
Déjà, il faut dissocier plusieurs types de préparation. La préparation mentale est une chose, il y a également toute la préparation en amont, au niveau alimentaire, de l’hygiène de vie ou du sommeil. La semaine précédant la détection, il faut adopter un régime alimentaire adéquat dans l’idée de faire face à la demande énergétique. D’autant que les détections peuvent durer un jour ou deux et sont souvent composées de petits jeux accompagnés de tests, voire de matchs.


C’est quelque chose d’assez fatiguant, il faut être très attentif au stock d’énergie que l’on peut avoir à disposition. L’hydratation est également très importante, il faut boire au moins deux litres d’eau par jour. D’un point de vue physique, c’est vraiment essentiel de se rendre à une détection sans aucun pépin.

Quels sont vos conseils en ce qui concerne les heures précédant la détection ?

La veille, j’encourage à faire un petit travail de vivacité assez court (15 – 20 minutes) sur de petites distances, avec un travail de fréquence d’appui, de test de réaction. Quant au matin, si le temps le permet, c’est toujours bien de faire un petit travail musculaire. Il faut également savoir que si on doit faire une séance « forte » avant une détection, on la fera à H-72, et pas après.

Au niveau alimentaire, que conseilleriez-vous ?

Tout dépend de l’heure à laquelle se passe la détection. Après, il faut toujours garder en tête que le dernier repas doit être pris deux heures et demi à trois heures avant le début des activités physiques. C’est très important car si on est sur la digestion pendant la détection, ce sera très compliqué. Si l’on déjeune avant de reprendre les activités, il faut également veiller à ne pas avoir un apport calorique trop important.

Le sommeil est également essentiel en amont d’une détection. Combien d’heures faut-il la veille d’un tel rendez-vous ?

On estime que sept heures de sommeil sont suffisantes pour générer le corps. En règle générale, on dit que les quatre premières heures de sommeil sont celles qui comptent le plus. Celles qui suivent sont réparatrices physiquement, donc plus on se couche tôt, plus on peut avoir un nombre d’heures de sommeil utile. À l’inverse, il ne faut pas trop dormir car cela peut avoir l’effet contraire. Il est possible de ne pas être très réveillé et parfois, dans les détections, il suffit que les premières impressions ne soient pas très bonnes pour être dans le mauvais groupe.

Pendant les exercices, vous conseillez de maintenir un certain travail musculaire ?

Oui, toujours, surtout lorsque les détections ont lieu dans ces périodes hivernales. On peut gérer ce facteur avec des étirements surtout actifs, des petits exercices. Cela permet de laisser le muscle en alerte, d’éviter le refroidissement et derrière, de limiter le risque de blessure.

Bérenger TOURNIER – FC34

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