Pierre Jacky : « La machine est lancée »

Portée par une très belle dynamique, la sélection française de Futsal poursuit son évolution, à l’image de la discipline. Entretien avec le sélectionneur des Bleus et grand artisan de ce développement, Pierre Jacky…

Après des derniers mois très positifs, le Futsal poursuit-il son développement ?
Bien-sûr, il y a eu des évolutions importantes ces derniers mois. Le Futsal est désormais une priorité au sein des différents fonds de développement de la Fédération. C’est l’un des axes prioritaires du mandat du président Le Graët.

Comment se matérialise ce développement ?
Par exemple par la création d’un nouveau staff des U21. Nous étoffons nos sélections, les U19 vont d’ailleurs disputer la qualification pour les prochains Championnats d’Europe. Afin d’enrichir les effectifs, nous avons également monté un Pôle France où nous allons regrouper à Lyon quinze jeunes qui forment l’élite nationale. On peut imaginer que ce travail porte ses fruits dans une dizaine d’années afin que nous puissions nous mesurer avec les meilleures nations. Nous avons un savoir-faire dans ce domaine, dès que nous réunissons les meilleurs et les faisons s’entraîner sérieusement, à hauteur de six fois par semaine, les progrès seront évidents. Je suis certain que comme cela a été le cas avec les garçons et les filles en football à onze, nous aurons d’excellentes retombées. En tout cas, nous sommes de plus en plus pris en considération au sein de la Fédération. Les chiffres de l’UNSS et de la FFSU continuent également à monter en flèche. Il y a un intérêt de plus en plus important des jeunes générations pour ces pratiques réduites, qui sont également plus ludiques.

Les clubs vont-ils également tirer profit de ce travail ?
Tout à fait, nous avons mis en place une « Licence Club » pour les clubs de D1, comme en football à onze à partir du National 3. Il y a un cahier des charges à respecter, et si c’est le cas, la Fédération apporte une aide financière. Nous avons également mis en place un « Label Jeunes », qui concerne tous les clubs et permettent d’avoir des dotations matérielles en contrepartie. Nous essayons, à travers ces engagements, de stimuler la formation ou encore la pratique féminine.

On vous sent très confiant…
Oui, je le suis. Tout ce qui est fait est très concret, mais il faut laisser du temps au temps. Entre le Pôle France, les sections sportives créées dans les établissements scolaires, les labels ou encore les infrastructures, il faut du temps. On ne rattrape pas comme cela trente ou quarante années de retard. Nous sommes en train de les rattraper au pas de charge. Ce dont je suis absolument certain, c’est que la machine est lancée et que les moyens sont là.

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Bérenger TOURNIER – FC34

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